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05/03/2014

J'en Zay marre ... ou ...Normal 1er a Oh Zay

Une polémique commence à enfler sur sur les réseaux dits sociaux; pas ailleurs évidemment, avec les médias si serviles que cela en est trop visible.
Il s'agit de la proposition de Normal(?)1er de faire entrer au Panthéon, avec d'autres personnages dont je ne discuterai pas ici les mérites, d'un dénommé Jean Zay.

Evidemment les médias se réjouissent de cette décision :

Mais aucun n'évoque le poème que Zay composa en 1924, "le Drapeau"

Pour être complet et objectif, il faut quand même citer l'excellent article de Persée.

voici le "poème" :

Ils sont quinze cent mille qui sont morts pour cette saloperie-là.
Quinze cent mille dans mon pays, Quinze millions dans tous les pays.
Quinze cent mille morts, mon Dieu !
Quinze cent mille hommes morts pour cette saloperie tricolore…
Quinze cent mille dont chacun avait une mère, une maîtresse,
Des enfants, une maison, une vie un espoir, un cœur…
Qu’est-ce que c’est que cette loque pour laquelle ils sont morts ?
Quinze cent mille morts, mon Dieu !
Quinze cent mille morts pour cette saloperie.
Quinze cent mille éventrés, déchiquetés,

Anéantis dans le fumier d’un champ de bataille,
Quinze cent mille qui n’entendront plus JAMAIS,
Que leurs amours ne reverront plus JAMAIS.
Quinze cent mille pourris dans quelques cimetières
Sans planches et sans prières…
Est-ce que vous ne voyez pas comme ils étaient beaux, résolus, heureux
De vivre, comme leurs regards brillaient, comme leurs femmes les aimaient ?
Ils ne sont plus que des pourritures…
Pour cette immonde petite guenille !
Terrible morceau de drap coulé à ta hampe, je te hais férocement,
Oui, je te hais dans l’âme, je te hais pour toutes les misères que tu représentes
Je te hais au nom des squelettes… Ils étaient Quinze cent mille
Je te hais pour tous ceux qui te saluent,
Je te hais a cause des peigne-culs, des couillons, des putains,
Qui traînent dans la boue leur chapeau devant ton ombre,
Je hais en toi toute la vieille oppression séculaire, le dieu bestial,
Le défi aux hommes que nous ne savons pas être.
Je hais tes sales couleurs, le rouge de leur sang, le sang bleu que tu voles au ciel,
Le blanc livide de tes remords.

 

Laisse-moi, ignoble symbole, pleurer tout seul, pleurer à grand coup
Les quinze cent mille jeunes hommes qui sont morts.
Et n’oublie pas, malgré tes généraux, ton fer doré et tes victoires,
Que tu es pour moi de la race vile des torche-culs.

 

Commentaires

Bigre, il était en colère lorsqu'il a écrit ce poème!! Je ne suis pas choquée par le fait qu'il aille au Panthéon, en revanche, la papier du nouvel Obs est sujet à polémique!! Et puis, désormais, tout est bon pour avoir l'esprit critique!! Et le comparer à Peillon, c'est n'importe quoi!!en 75ans, il s'en est passée de l'eau sous le pont!! BISOUS FAN

Écrit par : FAN | 05/03/2014

Ce qui a été écrit dans le feu de la jeunesse est excusable. Avoue que cette guerre 14-18 a été une boucherie épouvantable, de quoi dégouter un jeune homme. Dans l'écoeurement, il s'en dit de pires choses. Ensuite, lors de la 2ème mondiale, il s'est engagé comme tout le monde et a fait son devoir. Son exécution par la milice est est bien concrète alors que son engagement, à lui, était tout à fait patriotique.
Je ne lis pas les articles de presse. J'ai lu le CR de sa vie.
La plupart des médias sont des vendus à la politique.
Geneviève

Écrit par : Genevieve | 05/03/2014

Ne mettons pas Jean Zay, au fond du Panthéon, il mérite mieux que ça,
il n'a nul besoin des salutations de madame la chanceliere des allemands ou de quelconques guignols élus ,
il n'a nul besoin se se trouver avec les connots que le socialisme ne manquera pas d'y envoyer , ni avec une bande de guerriers revanchards qui ont fait la guerre en arrière et sont mort dans leurs lits.
Jean Zay repose au centre du cimetière d'Orléans et je ne suis jamais passée devant sa tombe sans le saluer avec amitié. Mes parents connaissaient bien toute sa famille et c'étaient de braves gens .
que le gouvernement s'occupe des chômeurs , ça ferait surement plus plaisir à Jean Zay que de devoir demenager pour mener la mort parisienne !

Écrit par : mamedjo | 05/03/2014

Le Panthéon sert , depuis quelques temps au faire -valoir des politiques .
Ce poème , écrit dans la colére de ses 19 ans , aprés le carnage de 14-18 , n'a jamais été publié . Ne peut-on pas essayer de comprendre cette révolte d'un jeune.
Ce poème , retrouvé plus tard par hasard est ressorti à chaque moment important de sa vie politique et même pour son arrestation .Jean Zay a été réhabilité et est considéré comme un martyr avec une plaque sur le mur de la prison où a eu lieu son enlévement par la milice .Son corps n'a été retrouvé qu'aprés la guerre , pas trés loin de Vichy
Fut-il un bon ministre ? Je n'en sais rien .
Pour les gens du peuple que j'ai pu rencontrés qui étaient là , à l'époque (résistants ou pour certains emprisonnés dans le même lieu que lui ) il est considéré comme un homme de devoir pendant la dernière guerre mondiale .
Je pense que le Pouvoir a demandé aux journaux de se taire. Impossible que notre président n'ait pas entendu parler du "Drapeau "en étant élu de Corrèze . Ce texte , remis dans son contexte par les journaux , aurait évité le déchaînement des réseaux sociaux .

Un seul article me convient ; c'est celui de Persée
Pour être connu , Jean Zay n'a pas besoin de Panthéon .

Écrit par : aln03 | 05/03/2014

Lire :"Ce texte n'a jamais été publié par Jean Zay"

Écrit par : aln03 | 05/03/2014

j'ai lu avec intérêt l'article de Olivier Loubes. Jean Zay n'est pas le seul à être assassiné par la milice. Le poème démontre la colère mais pas la mort pour la Patrie : le drapeau : saloperie tricolore, terrible morceau de drap-je le hais férocement, tu es pour moi de la race vile des torche-culs. Je pense que sa place est de continuer à dormir à Orléans. Renée

Écrit par : campanule | 06/03/2014

C'est bien, pas vrai, de faire entrer au Panthéon un type qui a traité le Drapeau de torche-cul et n'a, par ailleurs, d'autre mérite que celui de s'être fait descendre comme un lapin.
Sans compter que poète c'était pas non plus son truc, son poème aussi, il pourrait valablement servir de torche-cul.
Mais attention, il y a quelque chose qui sauve tout: c'était un socialiste.
Amitiés.

Écrit par : Nouratin | 06/03/2014

Je crois qu'il était socialiste et intelligent !
Claude

Écrit par : Mouligné | 06/03/2014

Ton texte Dominique est une bonne entrée en matières sur le " Panthéonifiable" Jean Zay.. J'avoues que je ne savais même pas qui c'était... !! Mais en suivant le fil des liens donnés, on arrive à se faire une idée, non pas du personnage, qui semble être un "homme honnête" ( malgré son poème pamphlet écrit en 1924, une époque ou des millions de Français et surtout de Françaises étaient accablés et horrifiés par la boucherie de 1914/18 )Mais ce qui est plus symptomatique, ce sont toutes les "associations " et " rouages ", dits modernes et plus ou moins orientés, qu'il a encouragés et qui régissent encore aujourd'hui une Education Nationale politisée.. Voir les liens 1 /http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89ducation_nouvelle 2 / http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89coles_libertaires_de_Hambourg 3 / http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89cole_de_Summerhill...
Au sujet de Summerhill , un extrait d'un texte du fondateur :Extrait de l’article Wikipédia sur « Libres enfants de Summerhill »( La Découverte Poche Réédition en 2004 ) : Cela ressemble fort à tout ce qui a trait à la fameuse « Théorie du Genre »… L’auteur Alexander Neill a également publié un ouvrage intitulé « La Liberté par l’anarchie » ( Payot 1970 )
Morale, nudité et sexualité
Alexander Neill défend une vision "détachée" de la nudité. Dans son ouvrage "Libres enfants de Summerhill", il a réservé un court chapitre à ce sujet. Dans celui-ci, il exprime : «On ne devrait jamais décourager la nudité. Le bébé devrait voir ses parents nus depuis sa naissance.»
Il exprime plusieurs fois la banalité de sa nudité (et celle de son épouse dans le cadre familial, face à leur fille) dans l'école : «Je me suis moi-même promené nu et ai encouragé un de mes professeurs, une femme, à le faire, afin de satisfaire la curiosité d'un petit enfant qui avait honte de son corps.»
S'il n'avait craint la fermeture de l'école par les autorités, Neill n'aurait posé aucun interdit sur la sexualité, que ce soit de la masturbation, le toucher des parties génitales, les relations sexuelles. Il considère que le refus de la sexualité de notre société amène la culpabilité et la corruption des individus 4.

Écrit par : maudub | 07/03/2014

Au sujet de "Libres enfants de Summer Hill " , je suis complétement d'accord avec Maudub.

Écrit par : aln03 | 12/03/2014

Pourri ton jeu de mots

Écrit par : jacques | 24/03/2014

le dénommé "jacques" dont l'adresse de messagerie commence par jackleventreur....(tout un programme) a été banni de ce site.

Petit amateur par rapport aux c..rds qui nous insultent habituellement sur Twitter. Une petite frappe.
dominique

Écrit par : papydompointcom | 25/03/2014

Les commentaires sont fermés.

 
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